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Rhumatisme palindromique : causes, symptômes et traitement ?

Le rhumatisme palindromique (RP) est une forme sporadique d’arthrite inflammatoire. C’est-à-dire que les douleurs articulaires et l’enflure vont et viennent. Entre les crises, les symptômes disparaissent et les articulations touchées reviennent à la normale, sans dommages permanents. La moitié des personnes atteintes de rhumatisme palindromique finissent par développer une polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette dernière cause des dommages durables aux articulations.  Le rhumatisme palindromique touche aussi bien les hommes que les femmes, surtout ceux qui ont entre 20 et 50 ans.

Rhumatisme palindromique : en quoi consiste-t-il exactement ?

Le rhumatisme palindromique, aussi appelé maladie de Hench Rosemberg, fait partie d’une série de maladies rhumatismales appelées rhumatismes périodiques. Le terme provient du fait que cette affection est semblable à un palindrome. Ce dernier est un mot ou une phrase qui se lit de la même façon de l’arrière vers l’avant, puisque la maladie commence et se termine de la même façon.

Le rhumatisme palindromique est une maladie articulaire inflammatoire caractérisée par des crises répétées d’arthrite. La douleur et l’inflammation de la région commencent lentement et après quelques heures, elle augmente en intensité. Normalement, elle se termine après 1 à 3 jours. Mais dans certains cas, cela peut durer jusqu’à une semaine.

Contrairement à d’autres maladies similaires, celle-ci a la même incidence chez les hommes et les femmes. Le premier épisode survient généralement dans une tranche d’âge très large, entre 30 et 60 ans.

Quelle en est la cause ?

La cause du rhumatisme palindromique est inconnue, bien qu’une cause allergique possible ait été suggérée.

Quels sont les symptômes ?

La maladie se caractérise par des crises soudaines, multiples et récurrentes de douleurs et d’inflammations articulaires. Chaque épisode peut durer quelques heures ou quelques jours. La fréquence change également, passant d’un épisode par jour à plusieurs sur un an.

Elle implique habituellement deux ou trois articulations, mais différentes articulations peuvent être impliquées dans différents stades. Les tissus mous entourant les articulations peuvent également être affectés. La récurrence des épisodes forme un modèle, avec des périodes asymptomatiques entre les crises qui durent des semaines, voire des mois. L’articulation revient habituellement à la normale sans dommage permanent.

Certaines personnes atteintes de ce trouble développent une inflammation articulaire chronique qui progresse et se manifeste ensuite dans la PR.

Un autre symptôme qui peut apparaître est l’oedème. Ce dernier est une inflammation due à l’accumulation de liquide dans une zone du corps, ce qui conduit généralement à des douleurs dans les talons, le tendon d’Achille, les avant-bras ou les doigts.

Nous ne pouvons pas non plus négliger le fait que dans 1 cas sur 10, la fièvre survient au cours des deux premiers jours, généralement en raison du fait qu’à ces occasions il y a 5 articulations ou plus impliquées.

Comment la maladie est-elle diagnostiquée ?

Un diagnostic correct est vital pour donner à la maladie un traitement approprié. Pour ce faire, les médecins examinent les articulations touchées et déterminent si les symptômes durent des heures ou des jours.

Aussi si la douleur s’accompagne d’une inflammation de la région. De plus, il est essentiel de ne pas confondre ce qui se passe avec une autre maladie.

En fait, la symptomatologie est très similaire à celle de la polyarthrite rhumatoïde. Même pour beaucoup, une maladie est un avertissement que l’autre peut se développer.

Selon les données, entre 25% et 50% de tous les patients souffrant de rhumatisme palindromique souffriront également de polyarthrite rhumatoïde. Ce qui ne peut être prédit, c’est quand il apparaîtra, puisque chez certaines personnes atteintes, cela se produit après quelques semaines alors que chez d’autres, cela prend entre 10 et 15 ans.

Le médecin peut diagnostiquer le rhumatisme palindromique après un historique médical complet, un examen physique et, éventuellement, des examens radiologiques. D’autres tests de laboratoire peuvent être ordonnés pour écarter la RP. Il n’existe pas de test spécifique pour diagnostiquer la maladie.

Options de traitement

Le traitement peut inclure des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour les crises aiguës. Les antipaludéens, comme l’hydroxychloroquine, ont contribué à réduire la fréquence et la durée des épisodes. Mais il doit toujours être prescrit par un médecin.

Il est très important de traiter le problème dès qu’il apparaît, car le défaut de le faire est lié à l’apparition ultérieure de la polyarthrite rhumatoïde. Aussi avec la répétition des flambées.

Autogestion de la santé

La prise en charge des poussées de RP exige un équilibre entre l’activité et le repos, une alimentation nutritive et le respect du plan de traitement recommandé. L’autogestion de la santé comprend la modification du mode de vie et la prise en charge des effets physiques et émotionnels de l’arthrite.  Il s’agit des décisions que vous prenez chaque jour pour bien vivre et rester en bonne santé.

Sans aucun doute, vous connaissez maintenant beaucoup mieux le rhumatisme palindromique.

Sources

https://www.em-consulte.com/article/777462/article/rhumatisme-palindromique

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0248866312006285

 

 

 

 

 

 

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