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Comprendre le diabète juvénile

Le diabète est la maladie métabolique la plus fréquente chez les jeunes. Le diabète juvénile désigne le diabète chez les jeunes. Concernant le diabète de type 1, il affecte 90% des personnes de moins de 25 ans qui ont le diabète. Il n’existe pas de définition commune de ce qu’on entend par jeune dans ce contexte. Mais la plupart des gens diraient qu’un jeune est âgé de moins de 16 ou 18 ans.

Diagnostic et épidémiologie

Le Scottish Study Group for the Care of the Diabetes in the Young a montré qu’il y a actuellement près de 2000 personnes atteintes de diabète âgées de moins de 16 ans en Écosse, avec une incidence annuelle de 25 pour 100 000 habitants et un quasi triplement des nouveaux cas au cours des 30 dernières années.

Le diabète de type 1, résultant de la destruction des cellules bêta et d’un déficit absolu en insuline, représente plus de 90 % du diabète chez les jeunes de moins de 25 ans et est d’origine auto-immune.

Ce type de diabète est de plus en plus souvent reconnu, en particulier les formes moléculaires émergentes de diabète, le diabète secondaire à une maladie du pancréas et une augmentation du diabète de type 2 et d’autres syndromes d’insulinorésistance chez les jeunes.

Diabète de type 1

12 à 15 % des jeunes de moins de 15 ans atteints de diabète sucré ont un parent au premier degré affecté (antécédents familiaux positifs).

Les enfants sont trois fois plus susceptibles de développer le diabète si leur père en est atteint plutôt que leur mère.

Bien qu’il existe des marqueurs anticorps de prédiction connus chez les sujets à haut risque, il n’existe aucune preuve de l’efficacité des méthodes de prévention du diabète.

Le dépistage est actuellement considéré comme contraire à l’éthique, sauf dans le contexte d’un essai.

Plusieurs essais randomisés sont en cours (par exemple ENDIT, DTC-1, DIPP) sur différents traitements pour la prévention du diabète de type 1. Les résultats devraient être disponibles au cours des cinq prochaines années.

Diabète et mucoviscidose

20 % des patients atteints de fibrose kystique développent un diabète secondaire avant l’âge de 20 ans.

Les données limitées suggèrent que les symptômes cliniques se détériorent lorsque le diabète se développe dans la fibrose kystique. Pourtant, il n’existe aucune preuve que la présence du diabète ou son traitement affecte la survie à long terme.

Début du traitement au moment du diagnostic de la diabète juvénile

L’enseignement à domicile de l’enfant nouvellement diagnostiqué semble être au moins aussi efficace que l’enseignement en milieu hospitalier en termes de contrôle glycémique sur une période de deux ans. Il a également été démontré que la prise en charge au sein de la communauté pour les patients atteints de diabète nouvellement diagnostiqué est également rentable.

Les données probantes sur le rôle de l’intensification du traitement dans la tentative d’atteindre le plus rapidement possible la normoglycémie ne sont pas uniformes. En particulier, il n’existe aucune preuve d’un effet soutenu d’une insulinothérapie spécifique sur le contrôle glycémique au cours des premiers mois suivant le diagnostic.

Par conséquent, aucune recommandation ne peut être formulée quant à l’insulinothérapie la plus appropriée au moment du diagnostic.

Gestion continue du diabète juvénile

Il n’existe actuellement aucune preuve de l’efficacité d’un médicament autre que l’insuline dans la prise en charge du diabète de type 1 chez les jeunes.

Régime d’insuline

Le traitement conventionnel du diabète de type 1 est associé à des résultats variables.

Des données limitées appuient l’amélioration du contrôle glycémique en utilisant trois injections par jour plutôt que deux.

Les données relatives à l’impact d’un traitement intensif à l’insuline sur le contrôle à long terme proviennent principalement de l’essai DCCT (Diabetes Control and Complication Trial). Ces données comportaient également un élément de soutien complet du patient (régime alimentaire et plans d’exercice…).

L’insulinothérapie intensive améliore significativement le contrôle glycémique sur une période prolongée comparativement à l’insulinothérapie conventionnelle. En raison de la conception de l’étude, il est impossible de séparer les avantages de l’insulinothérapie intensive de ceux du soutien intensif.

Il n’existe pas de données probantes sur la forme la plus efficace de soutien. Mais, il s’agit en général d’un contact accru entre les patients et leur famille avec une équipe multidisciplinaire locale de professionnels de la santé.

Contrôle de l’alimentation

Une discipline qui comprend le contrôle de l’alimentation améliore le contrôle glycémique. Peu de données probantes ont été recueillies sur le type optimal de traitement diététique.

On manque de données probantes pour recommander une approche qualitative ou quantitative comme mode de thérapie diététique le plus efficace.

Facteurs psychologiques

Voici les facteurs qui contribuent à accroître le risque de problèmes psychologiques chez les jeunes atteints de diabète:

  • Une réticence à faire face à la situation
  • Un fardeau trop lourd imposé à l’enfant
  • Difficultés familiales
  • Manque de communication, tant au sein des familles qu’avec l’équipe soignante en diabète
  • Statut socio-économique inférieur
  • Structure familiale non traditionnelle
  • Une mauvaise santé maternelle, en particulier la dépression.

Les troubles de l’alimentation sont plus fréquents chez les adolescents atteints de diabète que chez les non-diabétiques. Ces troubles nuisent au contrôle glycémique.

Des problèmes psychologiques spécifiques liés au contrôle glycémique futur peuvent être identifiés au moment du diagnostic.

Les interventions psychologiques ont des effets positifs sur les résultats psychologiques, les connaissances sur le diabète et le contrôle glycémique. Le maintien de la participation des parents améliore le contrôle de la glycémie. Les interventions qui favorisent l’acquisition d’habiletés d’adaptation spécifiques au diabète sont efficaces. Elles contribuent à l’efficacité de la prise en charge intensive.

Sources

https://www.diabete.qc.ca/fr/comprendre-le-diabete/tout-sur-le-diabete/types-de-diabete/le-diabete-de-type-1

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1170005/acidocetose-diabete-juvenile-danger-symptomes-public

 

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